Dimanche 24 mai 2009
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Ayant pris mes marques au boulot et sur Grenoble, j'ai décidé de me chercher un nouvel appartement. J'ai flashé sur un F1 dans l'hypercentre de la ville. Il est un peu plus chère mais nettement
plus grand que l'actuel donc cela me revient moins chère au m²...^^ Je ne m'éloigne pas trop de mon boulot tout en me rapprochant plus de ma nouvelle sphère sociale.
Comme je n'ai pas encore un an d'ancienneté dans ma boîte, je dois demander à mes parents d'être garants. Il s'agit d'une formalité parce qu'il ne me viendrait même pas à l'esprit d'emprunter de
l'argent à qui que ce soit. J'ai été élevé dans l'esprit que les services gratuits n'existent pas... Selon cette vision, je ne demande un service qu'en cas d'extrême besoin...
Ma chère matrice a donc pris les choses en main en me disant qu'elle allait m'envoyer les documents nécessaires. Quatre jours plus tard, j'ai reçu un appel de ma sœur m'indiquant comment obtenir
une caution par le biais d'une société. Elle est dans l'immobilier donc son avis est accueilli à bras ouverts. Cependant, un questionnement m'apparaît brusquement : la matrice ne veut pas se
porter garant mais ne me prévient pas qu'elle le refuse... pourquoi? Ma sœur m'a alors répondu que pour son premier appartement ça a été la même chose « parce que, tu sais bien, on ne sait
jamais ce qui peut arriver... ».
Par la suite, j'ai eu une longue réflexion et une remémoration des derniers évènements comme le fait qu'à chaque appel de la part de la matrice, j'ai toujours le droit à « tu viens chercher
tes affaires quand? »...
Elle m'avait déjà dit que si elle avait pu tout refaire, elle ne se serait pas mariée et n'aurait pas eu d'enfants. Mais maintenant, je sais que toutes les aides qu'elle nous a apporté à moi et
ma sœur étaient motivées par la perspective de nous voir partir tout simplement de sa vie et de ne plus être des poids financiers.
Ce comportement que je prenais pour de l'aide d'une mère à son enfant était aussi hypocrite que ses « je t'aime » depuis que j'ai eu mon bac... C'était avant que j'en avais besoin,
quand ma personnalité était en train de se former et pas maintenant que ma carapace me permette de me moquer de son discours...
Ce démon est donc à rayer de ma vie. Cela dit, le terme est mal choisi puisque j'ai une très haute estime pour tout symbole du mal... Il ne me reste plus qu'à récupérer le reste de mes affaires
et de dire un grand « adieu » à la chose qui m'a créé le plus de troubles qu'aucune autre personne rencontrée durant ma petite vie...
Je pense à mon père. Lui non plus, n'a pas mérité de passer toutes ces années près d'elle... Et à cause d'elle, je vais devoir m'éloigner de lui. Mais je ne peux pas faire autrement. Dès qu'elle
est dans la même pièce que moi, je me renferme et je deviens plus qu'agressif, parce que la meilleure défense c'est l'attaque. J'ai essayé par le passé d'abaisser ma garde avec elle pour lui
donner une chance. Mais comme ma sœur avant moi, je m'y suis cassé les dents... Résultat : ma sœur a abandonné tout espoir la concernant. Elle a tout plaqué et est partie de la banlieue
parisienne pour rejoindre Toulouse. Elle s'y est mariée et est sur le point d'avoir son premier enfant, le tout en donnant le moins de nouvelles possibles à la matrice.
Du coup, j'ai été surpris récemment de rencontrer une femme douce et gentille avec ses enfants mais restant stricte malgré tout. Et j'ai même été choqué, moi l'inchoquable, par un homme qui m'a
aidé spontanément dans un moment où j'ai été en position de faiblesse... C'est triste à dire mais je pense que c'est l'évènement dont je me souviendrais toute ma vie...
Une page se tourne...
Par Art Vandelay
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Publié dans : Grenoble City
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ta "carapace" comme tu dis va t'empêcher de grandir
oui ta mère avait d'autres soucis que de te dire "je t'aime"
et oui l'amour n'est pas une succession de mots et de preuves mais aussi une succession de choix dans les épreuves...
et pour une relation d'amour il faut être deux
une mère ne peut aimer malgré lui un ingrat ou quelqu'un qui se replie
ou quelqu'un qui ne développe pas d'empathie...
son amour, quel qu'en soit l'expression ne trouvera pas d'écho
peut-être auras-tu du mal à faire comprendre l'expression de ton amour, un jour à ton tour
comme s'il était évident que toi, tu sais aimer...
t'es-tu demandé si ta soeur et toi saviez mieux aimer?
t'es-tu demandé si ton père était mal aimé de ta mère ou s'il ne récoltait que ce qu'il semait?
car enfin, ce n'est pas parce qu'on est un bon copain ou un bon père qu'on est un bon époux...
et l'époux n'a pour seul devoir que de faire de la vie de la mère de ses enfants une chose pas trop désagréable, pour qu'elle ne rende pas ses enfants complètement fous...!!!
je comprendrais ton cri, si dans le même temps tu te remettais en cause...
mais ça, c'est un lynchage, nul n'est totalement ici ou totalement là, moi, tu ne me dupes pas, en tous cas...
:) et je te prends comme tu es, avec cette blessure que toi seul peut réparer...
pas la peine de mettre ce stupide pansement sur la jambe de bois et d'étaler du pus pour montrer la blessure... (hum, comment j'abuse?!!! ok, je retire...)
nan mais sérieux, il faut vraiment que tu travailles ton équanimité (bon ça c'est fait, merci qui?!!!)
mais aussi et surtout ton pardon, pardon de ce que tu n'as pas compris, pardon de n'avoir pas su écouter plus que tu n'attendais qu'on t'écoute...
pardon d'avoir cru qu'un adulte devait être un être abouti et surcompétent alors qu'il n'est pas plus immuable qu'à l'adolescence...
pardon d'avoir cru que tu n'étais qu'en croissance et irresponsable alors que tu avais déjà ta place et ton devoir d'enfant...
l'as-tu rempli?
as-tu su aimer ta mère... ou as-tu cru que ta manière n'avait pas à être corrigée... on est forcément un parfait enfant?
ça ne se critique pas un enfant?
pourtant l'enfant veut qu'on le prenne pour une personne
s'il est une personne
il a son libre arbitre
petit, mais certain
et il peut, il veut, il exige, il attend...
tout au plus n'aura-t-elle pas eu la fibre spirituelle qui t'anime aujourd'hui quelque peu et n'a-t-elle pas su, dans les illusions de sa vie, relativiser ses priorités...
mais ça, c'est son chemin, pas le tien, pourquoi lui reprocher d'être ce que personne ne te demande d'être, parce que tu ne peux aimer que ce qui te ressemble ou celui qui te sert à progresser sans effort... enfin, si je peux me permettre... ça semble évident...
je me permets de te dire que l'on peut aimer ce qui ne nous ressemble pas...
aujourd'hui, je suis maman de cinq enfants, et je relativise les reproches que je faisais à ma mère, qui n'avait pas le temps pour les états d'âmes et qui me semblait psychorigide et implacable...
aujourd'hui j'ai des enfants dont je sais qu'ils ne doivent pas faire l'objet de projection narcissique, si je veux les aimer pleinement...
ils me ressemblent peu dans leurs choix...
et un seulement a mon caractère et tombe dans les mêmes ornières... mais ce n'est pas ce qui me le rend plus aimable pour autant!
on ne choisit pas ses enfants
rappelle-toi que ce sont les enfants qui choisissent leurs parents!
si si...
mais pour ça faut envisager la réincarnation...
en tous cas pose-toi l'hypothèse, et tu verras les choses sous un autre jour...
bisou d'un amour pur et universel profond
puisses-tu trouver en toi les ressources de la paix nécessaire, qui te sera plus utile que ces vomis répétés sur ta mère...
quels que soient ses errements suspectés... elle est plus que ta matrice... elle est aussi ce que toi tu décides qu'elle soit... c'est toi qui lui donne le pouvoir de mal sur toi...
sans ton consentement, personne ne peux te dévier de ton chemin...
ou alors c'est que ton chemin est ainsi...
nul besoin de s'en plaindre alors...
:o)
bisou d'amour ferme et bienveillant
Maintenant que tu es adulte ... tu peux faire ton chemin sans demander quoi que ce soit ... et tu sembles tout de même mieux le vivre ...
Sone
Je te donnerais mon avis ;-)